Député de la circonscription de LaFontaine sous la bannière du Parti libéral du Québec, de 1985 à 2003, Jean-Claude Gobé a joint les rangs adéquistes ce jeudi 21 avril.
« Ce collaborateur d’envergure, qui a représenté la circonscription de Lafontaine pendant 18 ans à l’Assemblée nationale, dispose d’une connaissance approfondie des enjeux auxquels font face le Québec et notamment la grande région de Montréal. C’est avec fierté que je l’accueille dans l’équipe de l’Action
démocratique du Québec », a soutenu le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell.
À l’ADQ, monsieur Gobé occupera le poste de président de la table régionale de l’Est de Montréal. Il jouera aussi le rôle de conseiller auprès du chef pour toutes les questions touchant la région métropolitaine. Ce parti soutient qu’avec M. Gobé, le chef de l’Action démocratique du Québec disposera d’une « antenne permanente directement sur le terrain à Montréal pour le tenir informé des développements et pour le représenter dans certains dossiers touchant la métropole ».
M. Gobé affirme que son adhésion à l’ADQ est tout à fait naturelle. « Gérard Deltell est un chef de parti qui sait faire preuve de leadership et ses prises de position m’ont inspiré. Sa formation politique fut notamment la première à réclamer une enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. C’est également celle qui a fait des finances publiques et du développement économique une priorité dans le but d’améliorer les services à la
population, ce avec quoi je suis totalement en accord. »
Sur les ondes des postes de radio et de télé, l’ex-député de LaFontaine a affirmé ne pas avoir apprécié les manœuvres du père de l’actuel député Tony Tomassi et de proches de Jean Charest avant l’élection de 2003. « Je sentais une pression. Le père du jeune homme (Donato Tomassi) cherchait un comté pour son fils (…) Ça s’est répercuté dans ma vie familiale et sur mes enfants. C’était très difficile. Ça m’a pris un certain nombre d’années à ressortir de là et à me regarder dans la glace », a-t-il affirmé.
Les pressions des dirigeants libéraux auraient conduit à la démission de M. Gobé du Parti libéral du Québec, en février 2003, et à son retrait de la politique active.
L’homme de 62 ans a laissé flotter dans l’air une possible candidature aux prochaines élections provinciales.

