« Toute la Gaule est occupée, a lancé M. Coderre lorsque les résultats définitifs sont entrés, vers 23 h. Toute, sauf un village d’irréductibles qui s’appelle Bourassa. »
M. Coderre et une cinquantaine de partisans étaient réunis au restaurant Costa del mare, sur la rue d’Amos, où ils ont suivi la divulgation des résultats.
La vague orange qui a déferlé sur la province a eu un effet plutôt refroidissant dans la salle, où les murmures étaient traversés de longs silences d’inquiétude.
Les applaudissements fusaient momentanément lorsque paraissaient les résultats de Bourassa.
Le maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, les conseillères d’arrondissement, Clementina Teti-Tomassi, Chantal Rossi et Monica Ricourt, et l’attaché politique de la députée Line Beauchamp, Serge Daigle, étaient présents pour soutenir M. Coderre.
Malgré sa réélection, M. Coderre paraissait plutôt songeur, lui qui faisait partie des rares à défendre le fort dans la débandade libérale.
« J’ai toujours dit que le Québec doit être un incontournable, une plus-value sur l’échiquier fédéral, a déclaré M. Coderre lorsqu’on lui a demandé ce qui distinguait cette campagne de celle de 2008. Mais nous, on n’a pas su prendre ce message-là. La pâte n’a pas levée. C’est clair pour moi qu’on aurait pu se retrouver à la place du NPD en ce moment. On doit sortir de ce carcan où on prend les gens pour acquis, et au Québec, c’est ce qu’on n’a pas su faire. Le Québec peut jouer un rôle de premier choix. »


J'ai entendu toutes sortes d'histoire comme la vôtre. C'est dommage, je doute également des résultats!