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Grève tournante: plus de cadres, moins d'employés cols bleus, clame le syndicat

Guillaume Picard
Publié le 8 Février 2010
Publié le 30 Avril 2010
Guillaume Picard

C'est au tour des cols bleus de Montréal-Nord, aujourd'hui, lundi le 8 février, de débrayer pendant 24 heures dans le cadre de la grève tournante de 40 jours qui a débuté à la fin de janvier.

Sujets :
Ville de Montréal , Montréal-Nord , Montréal

Dans une lettre remise ce matin au maire de l'arrondissement, Gilles Deguire, les cols bleus de Montréal-Nord disent que leur fierté de servir les Nord-Montréalais a été mise à rude épreuve depuis la fusion de 2001, « qui a fait perdre à Montréal-Nord son autonomie, nous constatons une érosion de cette identité, de ce caractère particulier qui permettait de développer un sentiment d’appartenance bien distinct », peut-on lire dans la lettre transmise par Marc Ranger, conseiller syndical et négociateur en chef pour le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal. Les membres sont sans contrat de travail depuis deux ans.

Les cols bleus, toujours dans la lettre, affirment avoir subi collectivement « un recul sans précédent de plus de 15 % de leurs conditions de travail à la suite de la fusion (…). Cette perte se situe à tous les niveaux, mais plus particulièrement pour ce qui est des assurances collectives, des jours chômés et payés (perte de sept journées comparativement aux autres groupes d’employé(e)s, incluant les cadres), des vacances (perte de cinq ans dans l’acquisition de semaines supplémentaires), du régime de retraite et des emplois. Nous avions pourtant obtenu ces conditions de travail par le biais de négociations menées de bonne foi avec une administration, celle du maire Yves Ryan, fière de reconnaître le travail de ses employé(e)s cols bleus ».

Les cols bleus dénoncent la baisse de leurs effectifs, alors que le nombre de cadres, lui, augmente, disent-ils. « Moins de cols bleus dans les rues et plus de cadres dans les bureaux. En termes de services aux citoyens, on repassera. Avant la fusion, il y avait à la Ville de Montréal un cadre pour quatre employé(e)s cols bleus. C’est aujourd’hui un cadre pour un peu plus de deux employé(e)s cols bleus », selon les données du syndicat.

La mobilisation d’aujourd’hui, qui sera aussi reprise le 1er mars à Montréal-Nord, est une action visant à démontrer que la coupe est pleine, écrit le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal.

Gilles Deguire, qui a rencontré des représentants des cols bleus de Montréal-Nord dans son bureau, lundi matin, a refusé de répondre aux questions du Guide de Montréal-Nord.

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