Pour une plus grande sensibilisation
« Le remorquage est une technique agressive pour faire respecter les limites de son territoire. Mais nous, on ne cherche pas à remorquer les gens, on cherche à régler le problème! » C'est ce que souligne Alain Landry, contrôleur pour Remorquage Taxi Montréal, compagnie engagée par Place Montréal-Nord pour surveiller son stationnement.
Le remorqueur est souvent bien mal vu par les citoyens, mais pour le propriétaire, il devient parfois essentiel de faire appel à lui. « Dans le cas de Place Montréal-Nord, ça n'avait plus de bon sens! C'est dommage parce que ce sont souvent des gens malades, mais lorsque le stationnement est interdit, il est interdit pour tout le monde », ajoute le contrôleur.
Avant de s'installer dans le stationnement du centre commercial, Remorquage Taxi Montréal a d'abord fait un gros travail de sensibilisation: le CLSC a été averti de leur présence et des affiches jaunes ont été posées à plusieurs endroits. « On a aussi cherché à parler aux propriétaires avoisinants afin de les sensibiliser à l'importance de parler avec leurs clients.
Selon M. Landry, il est beaucoup moins compliqué pour un remorqueur d'accumuler les contrats année après année que de remorquer les voitures pour 50 $, un tarif fixé par la Loi. « C'est moins de troubles pour nous. Lorsqu'on remorque, il faut penser aux poursuites, aux dommages causés par le transport de la voiture et à bien d'autres choses. Ça implique beaucoup trop de dépenses! »
Avec le temps, la présence de Remorquage Taxi Montréal semble faire son effet, puisque selon le contrôleur de la compagnie, les interventions sur le terrain sont beaucoup moins nombreuses qu'avant. Mais, selon lui, une plus grande coopération de la part des employés du CLSC pourrait améliorer encore la situation. « Déjà, si les employés allaient se stationner ailleurs, dans la rue, pour laisser la place aux clients, ça aiderait à faire de la place. L'arrondissement ou la ville pourrait peut-être réserver des places de stationnement sur la rue à côté. Il y a encore beaucoup à faire, en tout cas! »(M.T.)