Laisser tomber la mission de combat
Denis Coderre exige un changement de cap dans la politique du gouvernement
Estimant que le gouvernement de Stephen Harper a changé d’idée à quatre reprises au cours des trois dernières semaines, le critique libéral en matière de défense, Denis Coderre, croit que le Canada doit mettre fin à sa mission de combat en Afghanistan.
Selon le député de Bourassa, le gouvernement conservateur envoie plusieurs messages contradictoires à propos de la participation militaire du Canada en Afghanistan, qui doit prendre fin en février 2009. « Non seulement le premier ministre refuse d’envoyer un message clair en ce qui concerne l’Afghanistan, mais il tente également de présenter un choix qui n’en est pas un aux citoyens en prétendant que si les forces canadiennes quittent l’Afghanistan, les talibans auront tôt fait de revenir », déplore-t-il.
Denis Coderre pense que la politique canadienne en matière d’affaires étrangères et de défense doit être mieux équilibrée : « Nos actions ont toujours misé à la fois sur la défense, le développement et la diplomatie. Ce n’est qu’en équilibrant ces trois aspects que l’on peut gagner le cœur des gens lors d’une mission. Or, la mission en Afghanistan met beaucoup trop l’accent sur la défense. »
Pour le critique libéral en matière de défense, l’orientation que prendra le Canada dans les prochains mois redéfinira la perception du pays à travers le monde. « On a toujours été des faiseurs et des protecteurs de la paix. Ce n’est pas juste à coups de balles que l’on peut gagner », soutient Denis Coderre.
Même s’il affirme que l’envoi de soldats en Afghanistan est noble et qu’il appuie entièrement les militaires, le député de Bourassa signale qu’un gouvernement libéral mettrait fin à la mission de combat en février 2009. « Nous sommes d’avis qu’il est temps que nos alliés de l’OTAN fassent leur part et prennent la relève de nos troupes, ce qui serait normal. Nous ne mettrons pas en péril les progrès accomplis grâce au dévouement et au courage de nos soldats, mais l’OTAN compte 26 États membres. Nous pouvons sûrement compter sur nos alliés pour qu’ils fassent leur part. »