Les restaurants Saint-Hubert offriront, dès 2008, des ustensiles compostables à leurs clients. (Photo: Éric Carrière)
Virage vert chez Saint-Hubert
Un accueil positif chez les franchisés de l'Est
Il faudra bientôt songer à teinter de vert le logo rouge et jaune des rôtisseries Saint-Hubert. Tel que l'annonçait le journal La Presse dans son édition du 15 août dernier, la chaîne de restaurants entend remplacer, dès 2008, les ustensiles fournis dans les repas à emporter par de la vaisselle et des ustensiles compostables. Une initiative verte que saluent déjà les franchisés de l'est de Montréal.
« C'est une bonne chose, soutient le directeur de la rôtisserie Saint-Hubert du boulevard Pie-IX, à Montréal-Nord, Olivier Gascon. Ici, on voit ça positivement. En plus d'être un bon geste, c'est une bonne publicité pour la rôtisserie », ajoute-t-il, convaincu que cette nouvelle pourrait faire augmenter le nombre de clients. « L'environnement préoccupe de plus en plus de monde », croit-il, tout en déplorant le fait que les villes n'appuient pas davantage les restaurateurs dans leur désir de faire du recyclage. « C'est très difficile pour une entreprise de recycler et ça coûte très cher », affirme-t-il, précisant qu'il effectue en ce moment des démarches auprès de la Ville et des différentes compagnies de recyclage pour obtenir le meilleur prix possible.
« C'est une bonne idée, d'autant plus que l'environnement est le sujet de l'heure », affirme pour sa part le franchisé de Saint-Léonard, Jean-François Benoit. Lui aussi croit que cette initiative aura un impact positif sur la clientèle.
Il y a environ six mois, le restaurateur a également entrepris de troquer le traditionnel « styromousse » non recyclable utilisé dans l'emballage des repas par un produit dit « oxo-biodégradable », recyclable et « dégradable en trois ans au lieu de 300 ans », explique M. Benoit.
Un produit « oxo-biodégradable » est un produit qui subit une oxydation par le soleil, ce qui l'amène à se fragmenter, avant de se biodégrader.
La vaisselle et les ustensiles que les rôtisseries Saint-Hubert s'apprêtent à offrir aux clients sont faits de pommes de terre ou de fécule de maïs. Ils ont la même apparence et sont aussi solides que des ustensiles de plastique traditionnel que l'on jette après usage. Mais, contrairement aux ustensiles de plastique, ceux faits avec des pommes de terre se décomposent en seulement quelques mois, plutôt qu'en centaines d'années.
Cette vaisselle est fabriquée par l'entreprise Nova Envirocom, installée à Sherbrooke, qui négocie présentement avec d'autres restaurateurs intéressés à acheter ses produits.