Dr Francine Decary, présidente et chef de la direction d’Héma-Québec, a expliqué aux bénévoles et aux comités organisateurs du secteur toute l'importance de leurs efforts.
(Photo: Daniel Marchand)
Héma-Québec remercie ses bénévoles
« Si je suis ici devant vous, c’est grâce à vous! » Voilà le message qu’a voulu livrer Samuel Michaud, double greffé cœur-rein, qui a été transfusé 95 fois, aux bénévoles et aux comités organisateurs d’Héma-Québec présents pour la rencontre publique régionale, qui se tenait le 28 novembre dernier, au Centre des congrès Renaissance.
Ces rencontres publiques sont nécessaires, selon la vice-présidence aux affaires publiques et au marketing, Manon Pepin. « On en fait dix à travers le Québec et ça nous permet de faire le point avec les bénévoles des différents secteurs. C’est important de leur faire savoir que rien ne serait possible sans eux », explique-t-elle.
Effectivement, en 2006-2007, Héma-Québec a connu une belle lancée: 35 872 personnes ont fait un don de sang, ce qui représente une hausse de 5,1 %. Le nombre de plaquettes prélevées par aphérèse est aussi en hausse de 26 % et le nombre de prélèvements de plasma de 8 %. « Nous avons actuellement un inventaire de produits sanguins de huit jours, alors que partout ailleurs en Amérique du Nord, la moyenne est de quatre jours. C’est une réussite importante qui marque l’atteinte de nos objectifs », souligne fièrement Dr Francine Decary, présidente et chef de la direction d’Héma-Québec.
Selon M. Michaud, le don de sang est l’oxygène du système hospitalier et tout le travail et l’acharnement des bénévoles d’Héma-Québec rassurent les patients souffrants. « Quand on m’a appelé pour me dire qu’on m’avait trouvé un rein et un cœur, je savais que je n’avais pas à m’inquiéter et que le sang dont j’aurais besoin viendrait en quantité suffisante. Ça fait maintenant 15 ans que je vis grâce aux dons de sang que vous avez récoltés et aussi, grâce aux donneurs. »
Aujourd’hui en pleine forme, Samuel Michaud se considère tout de même rattaché à l’hôpital. « Ce n’est pas éternel! Un jour, je vais devoir subir d’autres opérations et j’aurai besoin encore de transfusions. C'est pour ça qu'il faut continuer les efforts et la sensibilisation », ajoute-t-il.
(Photo: Daniel Marchand)