Une soixantaine de personnes se sont réunies pour réfléchir sur la consommation de stupéfiants, d'alcool et de tabac chez les jeunes d'origine haïtienne. - (Photo: Patrick Deschamps)
Faire face aux problématiques de consommation chez les jeunes
Les jeunes de la communauté haïtienne n'échappent pas aux pièges de la drogue, de l'alcool et du tabac. Les réalités psychosociales et les variantes culturelles de ces jeunes font en sorte qu'il faut répondre à ces problématiques de façon différente. C'est un peu ce qui ressort de la journée de réflexion orchestrée par la maison des jeunes L'Ouverture et le CHRISOCQ (Centre haïtien de regroupement et d'intégration à la société canadienne et québécoise).
Le 30 janvier dernier, une soixantaine de personnes se sont réunies à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord pour réfléchir à la problématique de consommation de stupéfiants, d'alcool et de tabac chez les jeunes d'origine haïtienne pour qui ce sujet demeure encore un tabou.
Le premier constat auquel sont arrivés les intervenants, c'est que les jeunes sont de moins en moins nombreux à utiliser ces substances. Une bonne nouvelle. Par contre, leur consommation est plus forte. « Nous voilà donc rendus avec deux quêtes de solution. Nous devons continuer à prévenir la consommation, mais ne pas rester les bras croisés devant ceux déjà accrochés », fait valoir, Numa Innocent, de la maison des jeunes L'Ouverture.
Autre constat: les participants croient que la réponse passe par la concertation. « Un seul organisme ne peut pas y parvenir. Il faut travailler en collaboration. Compte tenu du tabou, il faut se regrouper pour rejoindre aussi les parents là ils sont », explique Jean Lafleur, coordonnateur du CHRISOCQ. On veut donc engager dans ce combat les écoles, les organismes et les églises. Il faut dire que l'église est l'endroit où l'on compte rejoindre les parents de la communauté haïtienne, qui demeure très pieuse.
« Nous avons une bonne amorce de démystification. Là, pour aller plus loin, ça prend une complémentarité entre l'école, les parents, les organismes et l'église », ajoute M. Lafleur. D'ailleurs, les écoles secondaires du secteur étaient toutes présentes pour cette journée de réflexion. Quelques parents ainsi que des jeunes étaient aussi là.
Cette journée de réflexion a été organisée dans le cadre du projet « Je maîtrise ma vie, non à la consommation », financé par Santé Canada. À la suite de cette journée, les responsables devraient rédiger un rapport et dégager des recommandations pour permettre aux intervenants de mettre leurs ressources en commun afin de continuer à prévenir la consommation d'alcool, de stupéfiants et de tabac chez les jeunes et pour tendre la main à ceux qui sont déjà tombés dans le piège.
Ma vision
Stéphanie JeanArticle mis en ligne le 9 février 2008
Selon moi ,toute personne qui prend de la drogue cherche à répondre à un besoin. C'est à dire que ces jeunes d'après moi ont des difficultés profondes qui pour eux est difficile à résoudre et en prenant cette drogue , ceci diminue le stress mais ce que ces jeunes doivent savoir c'est que ceci ne règlera pas leur problèmes et qu'il ne fera qu'empirer le cycle d'assuétude face a la drogue. Beaucoup de prévention contre la drogue a été fait mais ceci ne suffit pas, il faut aller à la source et pour moi la source c'est l'intérieur de ces jeunes.Les difficultés qu'ils vivent et de leur donner des meilleurs moyens que la drogue de surmonter les obstacles.