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Mieux voir pour mieux réussir à l'école

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 27 mars 2008 à 9:15
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Mieux voir pour mieux réussir à l'école
Des optométristes bénévoles du Centre visuel de Montréal-Nord et de Lunetterie New Look ont effectué des tests de dépistage sur les élèves de l'école Saint-Rémi. - (Photo: Daniel Marchand)
Mieux voir pour mieux réussir à l'école
Le gymnase de l'école Saint-Rémi bourdonnait d'activités, mardi dernier. On y a effectué en moins d'une journée plus de 300 examens de dépistage oculaire. Cet événement se déroulait dans le cadre de la campagne « Participe pour voir ».
La Fondation des maladies de l'œil favorise la mise en place de projets de recherche sur la santé oculaire. Par contre, depuis deux ans, la fondation s'est donné un nouveau mandat. Elle veut sensibiliser les parents à l'importance d'une saine vision. « La vision est directement liée à l'apprentissage », soutient Martial Gagné, président de la Fondation des maladies de l'œil.

Dominic Blanchette, directeur de l'école Saint-Rémi, abonde dans le même sens. « Si un enfant ne voit pas bien quand l'enseignant écrit au tableau ou utilise le rétroprojecteur, il ne faut pas s'étonner qu'il ait des difficultés », note-t-il. Plusieurs familles négligent toutefois cet aspect en raison des coûts élevés des lunettes. C'est pour cette raison que la Fondation des maladies de l'œil a lancé le programme « Participe pour voir », il y a deux ans.

Avec des optométristes bénévoles, la fondation a visité jusqu'à présent une cinquantaine d'écoles primaires dans des secteurs moins favorisés. La semaine dernière, c'est à Montréal-Nord que la tournée s'arrêtait. Lors de ces visites, par le biais de quatre tests de dépistage, on déterminait si les enfants avaient besoin d'un examen plus approfondi. Des quelque 320 écoliers rencontrés dans l'école de la rue Rome, environ le tiers nécessitait une autre rencontre. Hélène Tremblay, de la fondation, mentionne que, généralement, on découvre qu'une quarantaine d'enfants ont besoin de verres. Le directeur de l'établissement n'était pas inquiété par ces chiffres, au contraire. « Tantôt, j'ai croisé un enfant qui, tout content, m'a annoncé qu'il aurait peut-être besoin de lunettes », raconte-t-il, en expliquant que les enfants sont en fait soulagés de l'apprendre.

Qui plus est, leur famille n'a pas à se soucier des coûts reliés aux lunettes. Grâce au programme « Participe pour voir », à la collaboration des optométristes bénévoles qui offrent gracieusement les montures ainsi qu'à Essilor et Transitions qui donnent les verres, les lunettes sont gratuites pour les familles qui ne peuvent en assumer les coûts.

« Toutes les écoles devraient pouvoir bénéficier d'un tel privilège », a commenté le directeur de l'école en regardant les enfants défiler pour leur test.

C'est d'ailleurs pour cette raison que Vincent Dentand Allard, âgé de 13 ans, a accepté d'être présent à la clinique de dépistage. Il voulait encourager les parents à faire effectuer un examen annuel à leur enfant. Atteint d'une aniridie (absence quasi-totale et bilatérale d'iris) détectée à la naissance, sa vision est très limitée. Il doit utiliser différents outils pour l'aider en classe et un enseignant lui offre du soutien. Sa mère, qui voit en son fils un exemple de réussite, estime que tous les enfants devraient avoir accès aux outils nécessaires pour apprendre, mais pour ce faire, il faut que la problématique ait été détectée.

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