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Les syndiqués du Groupe Champlain se mobilisent

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 15 septembre 2008 à 16:18
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Les syndiqués du Groupe Champlain se mobilisent
La décision du Groupe Champlain de procéder à une restructuration de ses services n'a pas fini de susciter des réactions. En juillet dernier, des syndiqués de la résidence Champlain-Marie-Victorin, située sur le terrain du Cégep Marie-Victorin, avaient déjà manifesté leur mécontentement. Cette fois, des syndiqués des différents établissements du groupe ont décidé d'unir leurs forces pour protester.
Le Groupe Champlain est une corporation de gestion de CHSLD privés conventionnés qui administre trois établissements dans la région métropolitaine et 12 centres d'hébergement répartis dans les régions de l'Outaouais, Québec-Chaudière-Appalaches, Laval-Laurentides-Lanaudière et Montérégie.

Le Groupe Champlain a annoncé en juillet dernier qu'il procédait à une restructuration dans son établissement situé aux limites de Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies. Il s'agit là du plus important établissement du groupe. Les autres établissements craignent maintenant que ces restructurations ne leur soient imposées de façon unilatérale.

Tous les comités exécutifs locaux de toutes les régions se sont donc réunis récemment pour établir un plan d'action qui se déploiera au cours des prochaines semaines.

La réorganisation présentée par l'employeur comprenait des abolitions de postes permanents pour créer des emplois à temps partiel. Le syndicat s'oppose vivement à cette idée qui représenterait des pertes financières pour ses membres affectés.

L'autre aspect important en litige touche la notion de services. « Le Groupe Champlain veut instaurer ce qu'on appelle un milieu de vie. Nous sommes d'accord avec ce concept. Cela signifie, entre autres, de diminuer les changements de personnel pour réduire les impacts sur les bénéficiaires. On ne peut pas être contre la vertu, mais cela représente des changements importants pour le personnel. Nous voulons simplement discuter des impacts sur le personnel. Il y a des modifications importantes sur leur travail. Mais, l'employeur veut imposer sa façon de faire », déplore Mélanie Malenfant, conseillère aux communications et au développement de projets pour le SQEES-298, qui réunit quelque 1400 syndiqués du Groupe Champlain.

« Quels mots devrait-on utiliser pour faire comprendre à Groupe Champlain que les restructurations qu’il impose ont des impacts réels dans la vie de nos membres? Comment faire comprendre que les personnes qui se dévouent chaque jour auprès des bénéficiaires ne revendiquent que le respect? Comme rien ne semble fonctionner, Groupe Champlain constatera au cours des prochaines semaines que ses employés sont mobilisés et prêts pour l’action », a fait valoir par voie de communiqué Ginette Harrison, présidente syndicale du Groupe Champlain – Montréal et présidente de la division des établissements privés conventionnés du SQEES-298 (FTQ).

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