Retour en arrière musical pour Kevin Parent
Lancement d’une compilation de ses meilleures chansons
Le chanteur Kevin Parent lance un tout nouveau disque cette semaine. Mais attention : ici, aucune nouvelle chanson, que des « classiques » du gars originaire de la Gaspésie.
« Quand on m’a approché pour faire cette compilation, explique Kevin Parent, je me suis d’abord dit que ce n’était pas le bon timing dans ma carrière. Pour moi, quand un chanteur fait un Best of, c’est que sa carrière est derrière lui, qu’il est devenu un has-been. Et ce n’est pas du tout mon cas ! J’ai encore plein d’autres projets à faire et j’ai encore plein de chansons à composer. Ma carrière n’est pas finie ! »
Le chanteur a finalement accepté de faire cette compilation, qui est bien plus « un résumé de ma carrière » qu’un regroupement des meilleures chansons de Kevin Parent.
« Celui qui va écouter ça va réentendre les 10 dernières années de Kevin Parent. On y entend mon évolution musicale. On perçoit aussi le changement dans mes thèmes. Le Kevin Parent de « Pigeon D’Argile » (son premier disque) n’est pas le même qu’aujourd’hui. Et franchement, je pense que c’est cool d’offrir un résumé de ma carrière à mes fans ».
Apprendre à se connaître
C’est à l’âge de 22 ans que Kevin Parent est arrivé à Montréal. Sans le sou, nouvellement père, venant d’une culture différente (il est anglophone d’origine), le chanteur en devenir découvrait la grande ville… Et la culture francophone.
« À mes débuts, je pensais faire carrière en anglais, principalement. Je me souviens qu’à ma première entrevue, j’avais dit que je voulais faire un premier disque à moitié en français et à moitié en anglais. Et si on m’avait laissé le choix, j’aurais possiblement choisi de faire une carrière en anglais, parce que c’est ma langue première. »
Heureusement pour nous, la compagnie Tacca Musique a fait signer un contrat à Kevin Parent, ce qui a donné la chance, à lui, mais également à nous, d’entendre ses compositions en français.
« Moi, je ne connaissais rien à la culture francophone, je n’avais que des points de repère en anglais. J’ai découvert cette langue et je pense que j’ai eu, jusqu’ici, une « cristi »de belle carrière en français. Non ? »