Les parents de Saint-Léonard sont conviés à une représentation de la pièce de théâtre Le Prince serpent.
(Photo : Patrick Deschamps)
Histoire d'amour ou histoire d'horreur?
Le Prince serpent
Rare sont les occasions où les parents peuvent se rassembler afin d'échanger sur la réalité de leurs enfants. Le Collectif Jeunesse offre donc à tous les parents, leurs amis et leurs voisins de discuter ensemble d'un sujet qui touche de plus en plus de jeunes: la prostitution juvénile. La première représentation de la pièce de théâtre Le Prince serpent sera présentée en primeur aux adultes de l'arrondissement, le 1er février.
Cette pièce, qui fait le tour des écoles depuis quelques années déjà, a pour but de sensibiliser les jeunes filles et leurs parents à la prostitution juvénile et à la violence chez les jeunes. « On veut les informer du processus de sollicitation, de recrutement des jeunes. On veut que les parents sachent quoi faire si jamais ça arrive à un jeune de leur entourage », explique la personne responsable du projet, Kim Razurel.
Bien qu'il ne s'agisse pas d'une problématique très importante dans l'arrondissement, il est primordial, d'après la directrice du Carrefour Jeunesse-Emploi et membre du Collectif Jeunesse, Lina Raffoul, d'être pro-actif dans ce dossier. « La table l'a toujours été en fait. On travaille sur des problématiques qui touche l'ensemble de Montréal, dans un sens très large, justement afin d'éviter que ça arrive à nos jeunes », souligne-t-elle.
Afin de mieux préparer les jeunes qui assisteront à la représentation de cette pièce, des ateliers de préparation leurs seront présentés. « Ça va permettre de mieux outiller les jeunes, de les sensibiliser à une plus grande prise de conscience sur les choix de leurs fréquentations et l'influence des modèles », explique Mme Razurel.
Le fait de permettre aux parents de voir la pièce sera également l'occasion, selon Mme Razurel, de susciter des conversations entre les deux générations. « C'est un très bon déclencheur! C'est vrai que ce n'est pas la réalité de tous les jeunes, mais plus on va en parler, plus ils vont être informés et si jamais ça arrive, ils s'auront quoi faire et ils seront peut-être plus à l'aise d'en parler », mentionne la responsable du projet.
Pour plus d'information, il est possible de rejoindre Mme Razurel au 514 569-0845