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De l'aide pour les proches de personnes incarcérées

Grâce à l'organisme Relais-Famille

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 22 janvier 2007 à 15:54
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De l'aide pour les proches de personnes incarcérées
Sur la photo, on reconnaît dans l'ordre habituel Amélie St-Pierre, intervenante à Relais-Famille, Héléna Kurzawka, membre du conseil d'administration de Relais-Famille, Viateur Perreault, des services correctionnels Archambault, Martine Loubier et Pascale Boily, coordonnatrice à Relais-Famille. (Photo : Régent Gosselin)
De l'aide pour les proches de personnes incarcérées
Grâce à l'organisme Relais-Famille
Depuis bientôt neuf ans, l'organisme Relais-Famille accompagne et soutient les gens ou familles ayant un proche incarcéré en leur offrant différents services : écoute téléphonique, référence, information, atelier et plus encore.
Sur une base annuelle, dans ses locaux de la rue Théodore, dans l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, Relais-Famille vient en aide à plus de 70 personnes. Celles-ci, qui doivent désormais composer avec l'incarcération d'un proche, ne savent plus comment gérer cette situation.

Car il faut bien l'admettre, il n'est pas évident d'avoir un conjoint emprisonné, surtout lorsqu'il y a des enfants en cause. Que doit-on dire aux enfants ? Comment expliquer aux jeunes des actes répréhensibles aux yeux de la loi et posés par un parent proche ?

« Nos membres ont besoin de ventiler, de parler à quelqu'un qui ne les jugera pas et qui les aidera à se familiariser avec le système carcéral. Bien souvent, ils viennent chercher des trucs sur la façon d'agir avec leurs enfants pour désamorcer leur nouvelle réalité ou simplement briser l'isolement », expliquent Pascale et Amélie, intervenantes à Relais-Famille.

Les préjugés à l'endroit des familles dont un proche est emprisonné sont bien tenaces. Par exemple, que des gens croient que la mère de Kimveer Gill, le responsable de la tuerie de Dawson, était au courant de ce que son fils préparait, et qu'elle aurait pu éviter le drame, témoigne d'une méconnaissance de la réalité que vivent les familles, mentionnent les deux intervenantes. Ce n'est pas Mme Gill qui a posé le geste fatal, mais son fils. Celle-ci doit toutefois vivre avec les conséquences. Sans aide, elle pourrait sombrer dans une sévère dépression.

« Certaines conjointes ou mères de famille vont apprendre via les journaux, en même temps que tout le monde, les actes posés par leur proche. Elles doivent alors gérer une nouvelle situation accompagnée de stress, de honte et de culpabilité. Il est important qu'elles puissent avoir accès à des ressources appropriées pour les aider à traverser cette épreuve. C'est ce que nous faisons à Relais-Famille », de dire les deux intervenantes.

Avec les années, l'expertise et l'importance d'un organisme comme Relais-Famille sont de plus en plus reconnues. Il est unique au Québec dans son créneau et sa mise sur pied a été bien accueillie par les autres organismes communautaires, confie Amélie. Nous avons d'ailleurs développé plusieurs partenariats avec nos collègues du monde communautaire, d'ajouter Pascale.

En septembre dernier, le projet Machinabulles a ainsi pu être mis de l'avant. Il s'agit d'un programme destiné aux enfants. Par le biais du jeu, sous toutes ses formes, les enfants ont l'occasion d'exprimer leurs émotions et ce qu'ils vivent par rapport aux événements vécus par la famille.

« Les enfants sentent très bien ce qui se passe quand quelque chose ne va pas, soutiennent les deux intervenantes. Il est important de les rassurer. Nous répondons à leurs questions en fonction de leur âge. Évidemment, notre discours ne sera pas le même si nous nous adressons à des enfants en bas âge ou à des adolescents. Ce qui est important, c'est de travailler de façon préventive avec eux. »

La prochaine année en sera une de consolidation pour Relais-Famille. Les projets ne manquent pas, mais les ressources financières ne sont pas toujours au rendez-vous. La recherche de financement sera une des préoccupations de l'organisme pour continuer à offrir des services afin que les gens « puissent relever la tête et se tenir debout ».
Les personnes qui aimeraient avoir recours au service de Relais-Famille ou souhaiteraient devenir bénévole auprès de l'organisme peuvent composer le 514 272-5737 ou le 1 877 272-5737.

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