Stéphanie Verdon et Marie-Ève Gauvin travaillent toutes les deux auprès d'adolescents en difficulté.
(Photo: Régent Gosselin)
Vivre au cœur des exploités de ce monde
Événement-bénéfice le 17 février
En mai prochain, Marie-Ève Gauvin et Stéphanie Verdon quitteront Hochelaga-Maisonneuve direction le Rwanda et le Brésil, où elles accompagneront chacune un groupe de jeunes pour une initiation de 85 jours à la coopération internationale avec l'organisme humanitaire Développement et Paix.
«Cela te fait grandir et vivre des expériences qui te font comprendre la réalité du monde», déclare Stéphanie. «Cela te permet de prendre conscience des inégalités Nord-Sud et de constater les effets de la mondialisation sur le terrain», d'ajouter Marie-Ève.
En mai prochain, elles s'envoleront chacune avec un groupe de six jeunes de 18 à 30 ans pour vivre une expérience de coopération internationale au cœur de la réalité des populations ciblées, dans le cadre d'un programme de stage de Québec Sans Frontière.
Marie-Ève Gauvin, intervenante en décrochage scolaire à l'école Chomedey-De Maisonneuve pour l'organisme Je passe partout, partira avec son groupe pour le Rwanda afin d'appuyer le COCOF, un organisme venant en aide aux femmes victimes du génocide. «Nous arrivons en toute humilité. Nous voulons observer le travail des femmes et les appuyer du mieux qu'on pourra.
Partager le quotidien des familles
Le voyage débutera par cinq jours dans la capitale rwandaise. Puis chaque participant sera accueilli dans une famille d'accueil au sein d'une communauté située dans la province rurale de Gitarama. Objectif : partager le quotidien d'une famille rwandaise dans une perspective communautaire.
Plusieurs défis se profilent à l'horizon. «Douze ans après le génocide, le pays est toujours dans une période de réconciliation. Les gens sont retournés dans les campagnes vivre aux côtés de leurs génocidaires», indique Marie-Ève. Afin de pouvoir communiquer, les stagiaires suivent des cours de kynyarwanda, la langue parlée par la majorité des Rwandais.
Les Sans-Terre au Brésil
Stéphanie Verdon, éducatrice spécialisée auprès d'ados en difficulté, prendra quant à elle avec son groupe la direction du Brésil, où ils vivront dans une communauté rurale du Mouvement des Sans-Terre, dans l'état du Sergipe, au Nord-Est du pays. Ce mouvement, qui regroupe un million de paysans en Amérique latine, se caractérise par l'occupation illégale de terres inexploitées et passe par la création de coopératives et de fermes collectives.
Les deux n'en sont pas à leur première expérience en matière de coopération internationale. Marie-Ève a déjà participé à un projet similaire au Salvador, tandis que Stéphanie s'est rendue au Sénégal, au Nicaragua et au Honduras.
Afin de financer une partie du voyage, le groupe de Marie-Ève organise un événement-bénéfice le 17 février au centre Alexandre-deSève (2040, rue Alexandre-deSève), à 17h. Deux rescapés du génocide au Rwanda donneront une conférence. Il y aura également de la musique avec le groupe traditionnel rwandais Isangano suivi d'un spectacle de gumboots. Entrée: 20 $ par personne, 35 $ pour deux.
Pour plus d'information sur les projets, visiter :
www.devp.org(Photo: Régent Gosselin)