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La concurrence entre l'école publique et privée est vive à Montréal: CSQ

Presse Canadienne Article mis en ligne le 15 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - La CSQ se dit inquiète de la situation de l'éducation sur l'île de Montréal et pointe Québec pour ses politiques qui ont pour effet de contrer les efforts pour améliorer l'école publique.
Le constat fait par le président de la CSQ, Réjean Parent, se veut éloquent: bien que la population ait augmenté à Montréal au cours des dernières années, le nombre de jeunes inscrits en formation générale dans les écoles publiques francophones a diminué de façon significative, alors que les écoles privées connaissent une hausse des inscriptions.
Livrant le portrait de l'état de l'éducation sur l'île de Montréal, M. Parent souligne que l'école privée attirait 30 pour cent des élèves, seulement sur l'île de Montréal, en 2006.
Il pointe également du doigt le fait que le gouvernement du Québec finance les écoles privées jusqu'à hauteur de 60 pour cent à même les fonds publics. Il en conclut que l'Etat encourage financièrement la fragilisation du réseau d'éducation public.
Réjean Parent souligne que le décrochage est plus élevé à Montréal alors que le taux de diplomation est moins élevé que la moyenne provinciale.
Il rappelle également que les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles, non pas seulement à Montréal, mais également à travers la province.
Le président de la CSQ rappelle qu'il manque de personnel pour accomplir la tâche dans un nombre anormalement élevé d'écoles.
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