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Un geste de solidarité

La FIQ dénonce certains employeurs

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 28 mai 2007 à 14:40
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Un geste de solidarité
Les membres de la FIQ sont sortis dans la rue en signe de solidarité envers leurs collègues qui vivent actuellement des négociations plus difficiles avec leur employeur. (Photo: Daniel Marchand)
Un geste de solidarité
La FIQ dénonce certains employeurs
C'est en signe de solidarité que les membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente les professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires sont sortis dans la rue, le 23 mai dernier. Lors d'un piquetage symbolique, ils ont dénoncé les employeurs qui refusent de négocier de bonne foi les dispositions locales des conventions collectives.
À bord d'un autobus, plus d'une cinquantaine de personnes ont sillonné les rues de Montréal pour s'arrêter à trois endroits stratégiques: les résidences Angelica, l'Hôpital Santa Cabrini et les résidences Julius Richardson. « Si nous sommes ici ce matin, c'est en signe de solidarité pour les employés qui ne peuvent pas sortir. Ce n'est même pas une question d'argent, mais de conditions de travail », explique Lina Bonamie, présidente de la FIQ.

Rappelons que c'est le gouvernement de Jean Charest qui a modifié le processus de négociation de la convention collective en décentralisant 26 matières, ces dernières devant être négociées localement avec les employeurs. Selon lui, ce processus devait permettre de répondre aux besoins des professionnels. « Certains employeurs l'ont compris et démontrent une réelle volonté d'améliorer les conditions de travail puisque des ententes ont déjà été conclues. Malheureusement, d'autres employeurs maintiennent une attitude de fermeture et, dans certains cas, les discussions devront probablement se faire devant un médiateur afin de dénouer l'impasse », souligne Régine Laurent, président de l'Alliance interprofessionnelle de Montréal (AIM).

Par exemple, à la Résidence Angelica, un problème de violence, dû à la pathologie de certains patients, sévit depuis trop longtemps, avoue Mme Laurent. À l'Hôpital Santa Cabrini, on refuse plutôt de mettre en œuvre un plan de développement des ressources humaines. « Si seulement ils se donnaient la peine d'écouter, ils verraient que c'est avantageux pour tout le monde », souligne Michel Léger, président des professionnels en soins de santé unis (PSSU). Quant à la présidente de la FIQ, elle considère incompréhensible la réaction des employeurs. « Avec la pénurie qui sévit actuellement dans le domaine, leur attitude finira par créer une compétition dans le recrutement des professionnelles dans leurs propres établissements.

(Photo: Daniel Marchand)

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