Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Le Guide Montréal-Nord
policier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le service de sécurité incendie aurait fait preuve de négligence

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
Voir tous les articles de Marie-Josée Chouinard
Article mis en ligne le 8 février 2008 à 15:01
Soyez le premier à commenter cet article
Le service de sécurité incendie aurait fait preuve de négligence
Il y a tout juste deux ans, soit le 21 janvier 2006, le capitaine Marcel Marleau perdait la vie dans un incendie au 12 495, boulevard Langelier. La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) vient de dévoiler les conclusions de son enquête sur cet événement. Selon la CSST, l'intervention des pompiers n'aurait pas été effectuée selon les règles et les normes en vigueur.
L'événement est survenu le 21 janvier, vers 3 h 30. Les pompiers ont été appelés dans l'immeuble à logements en raison d'une odeur suspecte. Finalement, le foyer d'incendie a été localisé dans un divan d'un appartement. En tentant de sortir le divan par la fenêtre, il s'est produit une inflammation des fumées et des gaz au plafond. Les flammes se sont rapidement propagées au reste du logis. Malheureusement, le capitaine Marleau avait laissé sur son épaule la partie faciale de son appareil de protection respiratoire. Se trouvant directement dans la trajectoire du feu, il a été atteint au visage et est décédé.

La CSST considère que le SIM a compromis directement et sérieusement la santé et la sécurité de ce travailleur en n'assurant pas une supervision appropriée à l'égard du port de l'équipement respiratoire. Pour cette raison, un constat d'infraction a été remis au SIM. L'amende prévue va de 5000 $ à 20 000 $ pour une première offense et de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.

Afin d'éviter qu'un tel accident ne se reproduise, la CSST a exigé l'application de la directive du SIM relative au port de la partie faciale de l'appareil de protection respiratoire isolant autonome en présence de fumée et l'élargissement des conditions de son utilisation.

De son côté, l'Association des pompiers de Montréal accuse le directeur du SIM de manquer de leadership pour ne pas avoir accepté l'invitation de la CSST pour la présentation de son rapport.

La direction du SIM a finalement réagi au rapport de la CSST, après en avoir discuté avec la famille du pompier décédé. Le service dit s'être conformé aux exigences de la CSST en effectuant un rappel auprès de son personnel quant au port obligatoire de l'appareil de protection respiratoire isolant autonome.

« Le Service de sécurité incendie de Montréal n'a pas hésité à se conformer aux exigences de la CSST et est même allé au-delà en mettant en place un projet de recherche et développement permettant de faire des essais en laboratoire et de grandeur nature dans le but de mieux comprendre le phénomène s'étant produit lors de l'incendie qui a entraîné la mort du capitaine Marleau. Les conclusions du projet fait en partenariat avec le Conseil national de recherches du Canada devraient ensuite permettre d'innover en matière de formation donnée aux pompiers et d'anticiper certains risques afin que des accidents ne se reproduisent dans les mêmes circonstances », commente Serge Tremblay, directeur du SIM. <@S2>(M.-J.C.)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins