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« On aide les jeunes à faire des choix éclairés »

Michel Fitzback, cybermentor pour Academos

Véronique Bérubé par Véronique Bérubé
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Article mis en ligne le 22 juillet 2008 à 15:12
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« On aide les jeunes à faire des choix éclairés »
Michel Fitzback, cybermentor pour Academos.(Photo : gracieuseté)
« On aide les jeunes à faire des choix éclairés »
Michel Fitzback, cybermentor pour Academos
Entrepreneur général en construction, Michel Fitzback a le futur des jeunes à cœur. En effet, ce cybermentor affilié au site Academos guide les étudiants qui communiquent avec lui en répondant à leurs questions et en leur révélant les coulisses de son métier.
« J'ai cinq enfants, alors je sais que ce n'est pas évident de se choisir une carrière. Dans mon temps, on pouvait suivre nos parents à leur travail et voir ce qu'ils faisaient, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les jeunes connaissent le métier de leurs parents, mais ne savent pas ce qu'ils font réellement. C'est ce que je reproche aux employeurs. Les jeunes doivent attendre d'être en stage avant de vraiment savoir s'ils aimeront leur métier! C'est tellement difficile de se décider sans connaître la réalité du métier! Moi, j'ai emmené mes enfants sur des chantiers, et je continue d'embaucher des jeunes l'été. Ils ont beau aller voir des orienteurs, il n'y a rien comme le vivre. Ils peuvent ensuite faire des choix plus éclairés. », explique Michel Fitzback, qui s'est joint à l'équipe d'Academos il y a près de cinq ans.

« Je ne sais pas comment j'ai entendu parler d'eux, soit sur Internet ou dans des publications spécialisées, mais j'ai trouvé l'idée vraiment intéressante. J'aime donner des explications et discuter par rapport à mon métier. Je suis entrepreneur général, et je fais aussi de l'entretien et de la maintenance. Je construis, je rénove, puis je m'occupe de la gestion de plus de 1000 condos à Montréal. Je donne surtout des conseils en tant que menuisier et peintre en bâtiment. Sur le site, j'ai environ une question par mois. Ces questions sont presque toujours reliées à la construction, aux métiers de charpentier et de menuisier. Les jeunes veulent savoir si ça paye, si c'est très physique, et surtout, c'est quoi, le travail comme tel. En ce qui a trait à l'argent, je leurs réponds toujours qu'ils doivent choisir quelque chose qu'ils feraient gratuitement s'ils veulent être heureux », ajoute-t-il.

Un seul bémol, selon M. Fitzback : la confidentialité empêche le suivi. « Je n'ai pas la satisfaction de voir les résultats. C'est la seule partie que je trouve un peu décevante. On ne sait pas si on a influencé le choix du jeune. Ils peuvent poser les questions qu'ils veulent, mais ça ne veut pas dire que nos réponses vont les aider à tout coup. Je sais qu'il doit y en avoir qui n'aiment pas mes réponses! Je crois toutefois que le peu que ça peut aider, c'est mieux. Même si on ne donne qu'un sou à quelqu'un, si on le fait régulièrement, ça fait 100 $ à un moment donné. Il ne faut pas arrêter de vouloir aider les jeunes, sinon, comment vont-ils faire pour pouvoir s'enligner ? »
Donner au suivant
« Je suis un ancien jeune de la rue, alors je sais ce que c'est que de se poser plein de questions. Il ne faut surtout pas abandonner nos jeunes. Tant qu'Academos va exister, j'y participerai. Je voudrai toujours en faire un peu plus », soutient le cybermentor de Montréal-Nord qui embauche fréquemment des jeunes décrocheurs. @R:« Je n'ai pas de préjugés. Ça fait longtemps que j'engage des jeunes de la rue, puis leurs amis, tous par du bouche-à-oreille. Je leur permets de se valoriser eux-mêmes…ça en sauve certains. Je me considère comme leur père, et je suis heureux de pouvoir les initier à un métier dont ils seront fiers. Certains ont de gros problèmes de consommation, pas de famille, ni de soutien dans la vie. Leur donner de l'argent ne les aiderait pas, alors je leur montre comment en faire. Tu veux manger? Travaille! Quand ils viennent travailler avec moi, ils voient vraiment ce que c'est, de gagner son pain. Plusieurs y prennent goût. Et j'ai un « feeback », ce que je n'ai pas avec le site », conclut le mentor.

L'équipe d'Academos cherche à recruter 2000 mentors prêts à donner quelques minutes par semaine pour inspirer la relève. Il suffit de visiter le site www.academos.qc.ca pour s'impliquer.

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