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Des jeunes unis contre l'herbe à poux

Corvée d'éradication au parc Aimé-Léonard

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 23 juillet 2008 à 15:50
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Des jeunes unis contre l'herbe à poux
Les jeunes des camps de jour nord-montréalais ont participé à la corvée provinciale d'éradication de l'herbe à poux de l'Association pulmonaire Québec en tenant une activité d'arrachage au parc Aimé-Léonard. (Photo : Patrick Deschamps)
Des jeunes unis contre l'herbe à poux
Corvée d'éradication au parc Aimé-Léonard
Chaque année, l'ambrosia artemisifolia, communément appelée l'herbe à poux, fait de nombreuses victimes et la meilleure façon de se prémunir des effets néfastes de cette plante est de l'éradiquer.
La semaine dernière, des jeunes des camps de jour de Montréal-Nord participaient à une corvée provinciale d'éradication de l'herbe à poux au parc Aimé-Léonard. Le conseiller James V. Infantino, des cadres de l'arrondissement et des animateurs se sont joints aux jeunes.

Tous ces gens ont scruté le parc à la recherche de la plante ennemie, qui provoque des éternuements répétitifs, de la congestion, de l'écoulement nasal, des démangeaisons, des maux de tête et même de l'asthme chez les personnes allergiques.

L'herbe à poux est une plante allergène. Plus de 10 % de la population souffre d'allergies saisonnières causées par la pollinisation de cette plante.

« Chaque année, on estime à 50 M$ les coûts en frais médicaux ou d'hospitalisation reliés à l'ambrosia artemisifolia. Il s'agit même d'une cause importante d'absentéisme à l'école ou au travail », souligne Stéfanny Royer, coordonnatrice aux projets à l'Association pulmonaire Québec.

L'herbe à poux atteint une hauteur moyenne de 70 cm. Sa tige, couverte de poils, est surmontée de feuilles d'un vert grisâtre, minces et étroitement découpées. Elles sont opposées à la base et alternent dans le haut. La plante passe souvent inaperçue, mais il est relativement facile de l'identifier, puisque les enfants y parviennent.

On la retrouve souvent en bordure de voies ferrées et des trottoirs, sur les chantiers de construction ou encore les terrains vacants. Elle pousse comme une mauvaise herbe.

Pendant les mois de juin et juillet, la plante se garnit de petites fleurs vertes regroupées en forme d'épi au sommet des tiges. En août, la floraison éclate pour laisser s'envoler dans l'air des milliards de grains de pollen. C'est à cette étape que le mal est fait, puisque la plante peut produire jusqu'à 3000 graines, qui, à leur tour, peuvent engendrer 600 nouveaux plants l'année suivante. Chaque graine de l'herbe à poux a une durée de vie de 40 ans dans le sol.
Réglementation municipale
À Montréal, il existe une réglementation municipale qui oblige les gens à arracher l'herbe à poux de leur terrain. Si le manque d'inspecteurs rend son application difficile, certains arrondissements se donnent tout de même les moyens de la faire respecter.
C'est notamment le cas de l'arrondissement de Montréal-Nord. Depuis plus de dix ans, il informe et sensibilise la population à l'identification et l'arrachage de plants d'herbe à poux. Des inspecteurs en environnement sillonnent le territoire et remettent des avis d'infraction aux propriétaires fautifs. L'approche préventive semble porter ses fruits, puisque les constats d'infraction émis ne sont pas très nombreux.

« La lutte contre l'ambrosia artemisifolia est un dossier qui nous tient à cœur pour nos jeunes, pour nos citoyens qui souffrent d'allergies et pour les personnes plus âgées qui sont vulnérables aux maladies pulmonaires. L'éradication de l'herbe à poux fait partie intégrale du Plan de développement durable de la Ville de Montréal qui cible, parmi d'autres objectifs, le rehaussement de la qualité du milieu de vie résidentiel », a indiqué M. Infantino.

La corvée provinciale d'arrachage de l'herbe à poux est supervisée par l'Association pulmonaire Québec (APQ). Onze villes participent au projet cette année et ont été visitées au cours de l'été. L'an prochain, l'APQ souhaite rejoindre autant de villes ou encore davantage.

« Les jeunes sont l'avenir. En leur proposant des activités thématiques d'arrachage de l'herbe à poux, il est facile de les sensibiliser à ce fléau et le tout se passe dans la bonne humeur », de conclure Mme Royer.

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