Un commanditaire dans la salle ?
La semaine dernière, j'ai écrit un article sur l'archère Felishea Quattrociocche qui a réalisé une brillante performance aux Championnats panaméricains juniors se déroulant dernièrement au Venezuela. À sa première compétition internationale, elle a dû déclarer sept médailles aux douanes canadiennes. Pas mal non ?
Son sport, le tir à l'arc, reçoit de la visibilité lors des Jeux olympiques, mais retombe dans l'oubli dès que la flamme est éteinte. Comme journaliste, j'ai eu l'occasion de découvrir Felishea lors des Jeux du Québec de 2003.
À l'époque, Felishea était timide, mais elle laissait parler son arc en récoltant les médailles à la pelletée. Cinq ans plus tard, l'archère de Mercier a continué de les amasser à un bon rythme. Cette année, elle aimerait participer aux championnats mondiaux juniors, mais la question la plus importante est de savoir si Felishea aura les ressources financières pour atteindre son objectif.
Ses parents, son principal commanditaire, sont à bout de souffle. Bien sûr, Felishea reçoit quelques bourses de la part de la Fondation de l'athlète d'excellence du Québec, mais ce n'est pas suffisant pour couvrir tous les frais d'une saison. Elle a besoin d'au moins 10 000 $ par année. Cela en fait du chocolat à vendre à la famille !
Pour ce qui est de la fédération canadienne, l'aide n'est pas toujours au rendez-vous. Quand elle octroie des subventions, ce sont des montants qui frisent le ridicule. C'est presque insultant pour une archère qui défend les couleurs du Canada sur la scène internationale.
On me demande souvent si je connais des espoirs qui ont la chance d'aller aux Jeux olympiques un jour. Je réponds souvent oui et le nom de Felishea vient rapidement dans les discussions. L'athlète a du potentiel, mais je crois qu'il est temps qu'un commanditaire majeur se manifeste afin que sa carrière poursuive son ascension. Il serait dommage de gaspiller ce talent pour une question d'argent.
Lors des Jeux de Beijing, vous pourrez suivre les exploits d'une autre jeune archère, Marie-Pier Beaudet. Aux Jeux de Londres de 2012, je verrais bien Felishea à ses côtés en train de batailler avec les meilleures au monde. Bon, je commence encore à rêver !
En terminant, je donne un coup de chapeau à l'Impact de Montréal pour sa conquête du championnat canadien. Je suis content que le onze montréalais ait tenu tête à l'arrogant Toronto FC qui considérait que l'Impact n'était pas du même calibre que lui. Dans les dents, mes chers Torontois !