Manque de policiers à Montréal-Nord
La Fraternité des policiers et policières de Montréal réclame plus d'effectifs
« S'il y avait plus de policiers en service, cela aurait pu faire une différence dans les événements de samedi et dimanche soir », croit le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francoeur, sans prétendre que la mort de Freddy Villanueva aurait pu être évitée.
« Quand il y a plus d'effectifs et que des policiers interviennent, les autres auto-patrouilles se tiennent à proximité. C'est un élément dissuasif qui aurait pu empêcher la situation de s'envenimer samedi », explique M. Francoeur.
Son association réclame plus d'effectifs sur le terrain, à Montréal-Nord. En temps normal, trois duos et un policier en solo, pour un total de sept agents de la paix, patrouillent l'arrondissement de quelque 83 600 résidents.
« Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable: c'est trop peu pour un quartier où la pression augmente depuis quelque temps », déplore M. Francoeur.
Pour justifier le caractère tendu de Montréal-Nord, il cite en exemple le policier en civil qui a été atteint par des projectiles devant son domicile il y a environ un an et cet autre agent dont la vitre du véhicule de patrouille a été fracassée par une balle de fusil.
« Quand ils répondent à des appels de service dans certains secteurs de l'arrondissement, les policiers admettent craindre de voir dans quel état ils retrouveront leur véhicule une fois leur intervention terminée », témoigne le président de la FPPM.
Toujours selon M. Francoeur, ce manque serait expliqué par l'insuffisance des ressources financières et humaines dont dispose le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Il a été impossible de connaître la position du SPVM face à la question soulevée par la FPPM.