Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Guide Montréal-Nord
Regard de femmes
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un bouquet de recommandations pour métamorphoser Montréal-Nord

Guillaume Picard par Guillaume Picard
Voir tous les articles de Guillaume Picard
Article mis en ligne le 3 avril 2009 à 9:56
Réagissez à cet article
Un bouquet de recommandations pour métamorphoser Montréal-Nord
Jean-Pierre Beauchamp, coordonnateur de Montréal-Nord en santé, croit qu'il est urgent d'agir et il invite tous les acteurs du milieu et l'arrondissement à prendre la balle au bond pour dresser des priorités parmi les 140 recommandations rendues publiques jeudi, à la suite de sept chantiers. (Photos: Éric Carrière)
Un bouquet de recommandations pour métamorphoser Montréal-Nord
À Montréal-Nord, les acteurs du milieu ne se bercent pas d'illusions. Rien n'a vraiment changé depuis les émeutes qui ont enflammé l'arrondissement, l'été dernier, à la suite de la mort de Freddy Villanueva. Un autre cri du cœur des résidents, pour beaucoup vivant dans des conditions précaires, pourrait faire sauter la marmite à tout moment.
« Ça nous prend des changements concrets rapidement et on demande l'effort de tout le monde, indique Jean-Pierre Beauchamp, coordonnateur de Montréal-Nord en santé (MNS). On ne peut pas transformer la situation avec une baguette magique, mais il y a urgence d'agir », dit-il.

Jeudi, MNS déposait les 140 recommandations issues des sept chantiers ayant mobilisé toute la communauté, d'octobre 2008 à mars dernier, dans le cadre d'une démarche intitulée « Montréal-Nord: l'urgence d'agir ensemble ».

Au total, 120 acteurs du milieu, mais aussi 500 résidents, ont mis l'épaule à la roue pour initier un changement de culture durable et une nouvelle approche plaçant le citoyen au cœur des décisions. Reste maintenant à identifier des priorités et actions à réaliser à court et moyen termes, et garder en tête, rappelle M. Beauchamp, que « les gens nous ont dit d'arrêter de réfléchir et de bouger ».
Restaurer les liens de confiance entre les policiers et les citoyens
Montréal-Nord en santé souhaite que les organismes s'approprient des projets et que l'arrondissement prenne la balle au bond, et si une seule recommandation devait être entérinée et portée plus loin, c'est celle touchant à la restauration des liens de confiance entre les services policiers et la population, notamment celle vivant dans le nord-est de l'arrondissement.
« Je suis très préoccupé par les relations entre les policiers et les gens, mentionne Jean-Pierre Beauchamp. Il faut mettre en place un comité de prévention en sécurité urbaine pour éviter d'autres situations qui pourraient s'envenimer avec les jeunes. Il faut faire ça très rapidement et c'est à l'arrondissement de travailler avec la police. » Brunilda Reyes, directrice des Fourchettes de l'espoir, laisse entendre qu'on doit respecter l'autorité « pas parce que le policier porte un uniforme, mais parce que lui-même respecte les gens ».

Coordonnateur de la Maison St-Laurent, membre de Solidarité Montréal-Nord et administrateur de MNS, François Bérard aimerait pour sa part que l'enquête du coroner, à la suite du décès tragique du jeune Villanueva, ratisse plus large en tenant compte du contexte social de Montréal-Nord. Il souhaite lui aussi que l'administration du maire Marcel Parent prenne le taureau par les cornes et constitue dans les plus brefs délais la Table paix et sécurité publique de Montréal-Nord. « Il faut que le SPVM nous dise ce qu'il a changé et amélioré depuis août 2008 et surtout, ce qu'il entend faire pour l'été qui vient. Au cours des prochaines semaines, nous, de Solidarité Montréal-Nord, nous allons nous asseoir pour établir un plan d'action et nous mettre en mode prévention. »
Message d'espoir et du travail pour les jeunes
Pour Christine Black, directrice du centre des jeunes L'Escale 13-17, siégeait sur deux chantiers et a pris part à 15 réunions en six mois.
« Les jeunes sont là et ils nous demandent de leur offrir des activités et des plateaux sportifs. Ils veulent voir le produit final et ils participent déjà en grand nombre dès qu'un gymnase ouvre. Nous ne sommes pas assez équipés ici, mais ça prend plus que du béton, ça prend plus d'intervenants et de la concertation entre tous les organismes. »

Brunilda Reyes parle, elle aussi, de livrer un message d'espoir aux jeunes. « Les jeunes, ils nous disent qu'ils veulent être entendus et soutenus. (…) Si on prend les projets à long terme parmi ceux que nous recommandons, bien sûr qu'il y a du béton et des infrastructures dont il faut se doter, mais il y a des choses qu'on peut changer tout de suite, notamment en matière d'emploi. Il faut se préparer pour l'été et s'assurer que le plus de jeunes possible aient du travail. Il faut informer les jeunes de toutes les occasions qui se présentent à eux. »
Révolution démocratique
Selon elle, une véritable révolution démocratique s'opère à Montréal-Nord.
« Cela demande beaucoup d'efforts de travailler avec les citoyens, mais c'est une façon gagnante de s'approprier son milieu de vie. Oui, c'est plus long, et ce n'est pas toujours évident, mais je pense que nous sommes sur le bon chemin et que nous sommes en train d'inventer un modèle (de participation citoyenne). C'est une responsabilité collective qui revient à tous, aux parents, aux citoyens et aux instances. »

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Just1

Commentaire mis en ligne le 3 avril 2009
Faut pas dire les vrai affaires du genre 'on ne devrait pas accueillir une quantité trop grande d'immigrants lorsque l'on est pas capable de les intégrer dans la collectivité'.Si on fait une telle chose,on brise le tissu social et il y a formation de ghetto, une transposition des problèmes culturels (ouais, les cultures ne sont pas égales entre elles), une apparition de gangs de rues etc.

Ben non, faudrait que, encore une fois, la majorité des citoyens et de travailleurs en porte le fardeau et ferme sa gueule. Pourquoi tant de déménagements des blancs hors de Montréal vers St-Jérôme etc.? Est-ce que ce serait parce qu'ils ne sentent plus chez eux ?

Chez nos voisins


La question du net